Parce qu'on est jamais vraiment sûrs de rien, qu'on croit faire des actes réfléchis mais qu'en réalité tout est à l'improviste, un peut à l'arrache, comme un vieu papier brouillon que l'on déchire et que l'on jette une fois nos programmes finis. On touche à la fin de cette année, il y a ceux qui font semblant de ne rien voir, qui se voilent la face et croient à ce Saint Esprit qui va les sauver de cette épreuve cruciale, puis ceux qui ne parlent que de ca matin, midi et soir, entre le fromage et le dessert, pendant et après les cours, au téléphone, sur les messages publics Facebook. On ne s'en sort jamais, de tout ce stress qui nous hante à ce moment de notre vie qui devient le plus intéressant, le plus enrichissant pour notre petite personne, où les vrais plaisirs et ses démesures jouent avec nous, on teste tout ce qui nous apparait interdit, on touche à tout, tout est fait pour qu'on se focalise sur la base de nos désirs les plus fous, et on doit passer un examen qui va être inscrit en trois lettres sur notre CV, pour notre avenir, un avenir qui mène à un travail, qui n'est plus très loin maintenant, mais voilà, on ne réalise pas, bouffés par cette énergie qui nous essoufle, cette jeunesse que l'on ne veut perdre.